TUC DE L'ETANG

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​​​​​​​Mardi 30 août 2022

 

 

Tuc de l'Etang 1816m, Pic des Escales 1816m et Mont Sijols 1790m, depuis le Mourtis

Dénivelé+ cumulé 540m / 10,6km

 

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2022, été caniculaire, chaleur étouffante en plaine, que l'altitude va heureusement rafraîchir sur les crêtes du Mourtis !

Départ parking haut de la station, 1440m, à 8h45. Petite descente avant de rentrer dans la forêt de la Seube qui tapisse la montée assez soutenue vers la crête 250m plus haut, où elle laisse la place aux pelouses rases et maigrichonnes : myrtilliers et bruyères prennent déjà les teintes rousses de l'automne... A sec l'étang en contrebas, juste un rond où l'herbe est encore verte... La vue est déjà belle sur ce col sans nom, un replat entre deux éminences, Tuc de Pan à droite et Tuc d’Arrajou à gauche. Il est 10h20. Un coup d’œil au panorama et à gauche donc, en avant pour la grimpette qui mène au sommet du tuc d'Arrajou, 1781m.

Le temps d'une photo et on redescend sur la ligne de crête pour remonter ensuite au Tuc de l'Etang, 1816m, en une trentaine de minutes. Une crête en mamelons, ça mamelonne forcément, à l'aller et aussi au retour !...

Et vous voici peu avant midi sur un belvédère superbe à 360°. A vos pieds, la station de ski du Mourtis dominée par le trio commingeois Cagire, Escalette et Gar, et à l'horizon sur le bleu pur du ciel, les sommets des Hautes-Pyrénées, d’Ariège et du Luchonnais, le massif de la Maladetta où s'accroche encore un petit bout de glacier en perdition...

Une courte descente et vous voilà 30 m plus bas sur la terrasse du Louzat, le restaurant d'altitude des pistes de ski. Il est midi. Certains s'y arrêtent, d'autres font une extension, "mamelonnante" encore, jusqu'au Tuc des Escales 1816m et au Mont Sijols 1790m et reviennent pique-niquer aussi sur la terrasse.

D’étranges figures géométriques qui s'étiraient en contrebas du restaurant de 2010 à ces dernières années ont disparu... Quel farfelu fauchait manifestement des zones soigneusement dessinées?... C’est effectivement ce qui avait été réalisé, mais dans le cadre du Projet GALLIPYR, écrit en majuscules géantes sur cette pente… GALLIPYR, c’était le Réseau Pyrénéen des Galliformes de montagne, financé entre 2008 et 2011 par une coopération franco- espagnole-andorrane, les trois états qui composent le Massif Pyrénéen, pour assurer le suivi et la gestion de trois espèces de galliformes de montagne, le Grand Tétras, le Lagopède et la Perdrix grise. En France, le Ministère de l'Ecologie a pris ensuite le relais avec le Projet GALLIPLUS, qui associe notamment l’Office National des Forêts, l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage, les fédérations départementales de chasseurs, les communes concernées et les éleveurs.

La perdrix grise des Pyrénées affectionne les habitats où différents types de couverts arbustifs (rhododendrons, myrtilliers, bruyères…) alternent avec des pelouses, une mosaïque où elle peut se nourrir, nicher et se protéger de ses prédateurs. Des sites ont donc été aménagés, par exemple au Mourtis où l’on a ouvert des espaces herbacés sur les pentes envahies depuis une trentaine d’années par de petits arbustes ; le nombre de troupeaux est en effet devenu insuffisant pour entretenir les pelouses en montagne et empêcher la prolifération de ces buissons (on parle de "déprise pastorale"). C’est un chenillard, une machine de moins d’une tonne, télécommandée à cent ou deux cents mètres, qui fauche sur des pentes à 55°, accessibles à ce seul type d’engin, pour y dessiner ces figures préétablies que l’on imaginerait bien dans un film sur les extraterrestres! En tout cas, l’effet était saisissant…

On peut supposer que ce projet a été abandonné il y a trois ou quatre ans (conséquences indirectes du Covid, problèmes de financements, échec de l'expérience ???)... En tout cas, la nature a repris ses droits et les perdrix se débrouillent comme elles peuvent....

Descente à 13h40 et retour au parking à 15h15, après une très belle randonnée au panorama exceptionnel qui laisse les yeux éblouis.

IMOHTEP, le scribe des mardis de L’ACCUEIL.