TUC DE PAN

Mardi 17 décembre 2024 : Tuc de Pan (1734m), en boucle au départ du
parc automobile de la station de ski du Mourtis (1433 m).

Dénivelé : 483 m sur 9,16 km en 5 h de marche.

La Der du Tuc de Pan, c’était le 4 avril 2023, avec la devise fort à propos  « En Avril, ne te découvre pas d’un fil… » alors employée par notre narratrice affutée, affutée comme les carres des skis qui piaffent d’impatience avec cette bonne épaisseur de neige tombée lors de la tempête du premier WE de décembre (la station fourbit ses armes et ouvre demain mercredi 18 décembre) !

Nous avons le plaisir d’accueillir pour une fois (bravo) une voiture de quatre camarades du groupe 2 par l’odeur de la neige vierge alléchés. Bref nous partons de Pégot à 11, nous sommes rejoints par l’escouade du Bazert (3) et enfin au Mourtis par l’escadron d’Arguenos (2) qui nous accueille sourire aux lèvres, nous sommes donc à pied d’œuvre, 16 personnes piaffantes et parées à « raquetter » le 17 décembre (et non pas 17 personnes le 16 décembre…).

Nous chaussons les raquettes, oubliées depuis ce 4 avril, enneigé d’un miracle printanier…

La station du Mourtis est bien calme, l’ours brun familier du haut du Mourtis qui vécut il y a un an et demi les exploits chevauchants de notre « rodeo-woman », romancière à ses heures, n’a pas été retiré mais déplacé devant l’ESF à côté du télésiège (note du narrateur qui a profité du mercredi matin ensoleillé pour revenir skier en famille…).  Le ciel est bien bleu quand nous nous élançons pour descendre à l’ombre vers 9 h 30 la piste D 40, point de départ du chemin vers Arguts-Dessus et le Tuc de Pan, quand soudain « Pan » pan, la raquette de notre randonneuse casse d’un coup, il faut dire que cette raquette a 20 ans d’âge (au moins une Chivas…) et n’a jamais connu la neige… C’est pour notre camarade la perspective probable d’une journée aux bars mourtisiens (un autre TUC, sorte de  travail d’utilité collective à déguster des salés Tuc et point de Tuc de Pan) mais Ô miracle un camarade bien intentionné du groupe 2 a emmené une paire de raquettes de plus, donc moyennant une petite remontée au parking c’est faisable de continuer pendant que les 13 autres grimpent dans le piste forestière. Il fait beau, « y’a du soleil… y’a des nanas » s’exclame notre narratrice habituelle, rapidement une couche de vêtements est retirée car ce n’est pas la ouate que nous préférons mais la raquette ça échauffe…

Pendant ce temps, alors que nous descendons lentement en suivant le flanc des crêtes du Mourtis côté nord-ouest les trois attardés pour cause de « ravitaillement raquettes » nous rejoignent, ouf… oubliée la raquette virginale…

Nous parvenons enfin au virage à 90° vers la gauche, petit repos et regroupement, puis nous procédons à la montée régulière mais raide dans la Forêt des Arguts, nous observons les  traces laissées par des chevreuils qui nous ont précédés, avant de découvrir les Pyrénées espagnoles et françaises fort bien enneigées, Maladetta, Arbizon et Pic du Midi… nous contemplent dans les Lointains.

La forêt n’a pas cette fois la féerie de la neige franchement tombée mais celle-ci est bien présente et épaisse (presqu’un bon mètre) au sortir de la forêt alors que le narrateur maugrée d’avoir oublié ses rondelles non pas de saucisson mais celles de ses bâtons…

Les deux premiers de cordée (devinez lesquels ou lequel plutôt car aujourd’hui il était in-rattrapable, un vrai cycliste slovène) aperçoivent huit perdrix grises qui s’envolent vers la forêt plus bas.

Des skidoos comme on dit chez les caribous (apparemment… d’après nos plus fins limiers experts en matière de TNCNI, trace neigeuse chenillée non identifiée…) ont laissé des cicatrices dans la neige ainsi que des skieurs, trajets anciens que nous suivons, en file indienne régulière.

Nous parvenons au piquet rouge, le poteau-balise, repérable et bien signalé comme tel par Visiorando, il marque le sommet du Tuc de Pan, bien venté, si bien que… nous est vantée l’attrait de l’orée du bois en contrebas par quelques camarades frileux, c’est le point de ralliement des traces des skieurs au départ du chemin de retour…Notons que nos quatre vaillants camarades du groupe 2 furent parfaits et solides au poste au cours de cette montée…

Au loin nous visionnons les amples courbes souples et blanches des crêtes du Mourtis avec le Tuc d’Arrajou puis le Tuc de l’Etang (1816 m), pas loin d’où arrive le télésiège, désormais seul et unique de notre chère station haut-garonnaise vieillissante.

…Lors du pot Alain rétablira la vérité, trace Visiorando à la clé, cf pièce attachée : oui nous avons bien gravi le sommet du Tuc de Pan…extrémité ouest des Crêtes du Mourtis.

Le déjeuner est donc pris « sous Pan » dans la neige, en bordure des sapins, des échanges de boissons sont opérés dont le Gamaret que le curé du jour débouche…

Pas de pâtisseries cette fois, car ces bonnes dames saint-gaudinoises sont allées skier à SuperBagnères avec leur moniteur préféré, notre dernier adhérent, Luc… Il se révèlera que, hasards de la tempête neigeuse du début décembre, le manteau de couleur hermine est moins épais là-bas qu’au Mourtis.

Le déjeuner terminé vers 14 h, un couple de raquetteurs passe devant notre tablée éparpillée ; ils font la randonnée en sens inverse. Ce seront les seules personnes entrevues au cours de notre périple.

Le chemin du retour se fait comme d’habitude dans la sylve épaisse, par le sentier mal tracé (au sens propre), parfois un peu vagabond et chaotique (il y a de nombreux et profonds trous) ou bien finalement nos yeux ne sont-ils pas suffisamment acérés pour distinguer à coup sûr le double balisage rouge et jaune.

Nous arrivons finalement en haut de la D40 bien damée en vue de l’ouverture de mercredi 18 et nous rejoignons le parking toujours bien peu fréquenté, le temps de nous changer et le bistrot nous tend les bras. La Grange, restaurant propriété des plus anciens taverniers du Mourtis (cf PJ) ne sera pas notre havre de paix pour cette fois…

Le dernier pot de l’année sera donc pris au plus court à 15h30 chez Marie, devant le parking.

Suggestion astucieuse proposée, en cours de route, par notre cher « lévrier » : annoncer en fin de CR les anniversaires à venir et…donc les voici :

à pour le mois de décembre 2024 ; nous avons Véronique le 20/12 et Pierrette le 28/12,

à pour le mois de janvier 2025 ; Jean-Jacques le 22/01…

That’s all Folks !

Passez toutes et tous de belles fêtes et un beau début d’année 2025 et revenez hardis sur les entes hospitalières !

Jean-Jacques pour le Groupe 1 de Randonnées de Saint-Gaudens Accueil, avec les photographies de Alain, Jean-Marc, Jean-Jacques et Monique.

Date de dernière mise à jour : 22/12/2024