LACS DE BESIBERRI
Mardi 10/09/2024 : Estany Gran de Besiberri (1990m) et Estanyet (2180m)
au départ du parking du refuge de Conangles (1549m).
Dénivelé ; 750M ; 12Km, 5H15 de marche.
Direction à 14 vers ST Béat après regroupement à Chaum ; la parité parfaite avec une nouvelle tête en période d’essai et un photographe migrant du groupe 2 ; le 15 ème nous a devancés.
En route pour le Val d’Aran, Vielha, son tunnel vers Lérida et un km après la sortie du tunnel il faut prendre à droite l’aire de contournement pour se garer juste en face en évitant de couper directement la N 230.
Trop tard, les 4 voitures filent droit, tournent rapidement à gauche, traversent le grand parking pour camions, passent sous un portique et se garent sur un espace réservé proche de la rivière et du refuge de Conangles.
Une préposée munie d’un carnet et stylo nous interviewe, un péage ?, non, des stats !
9H05 ; départ au sud sur le GR 11, la piste dans la forêt longe une aire de pique-nique, descend sur 800 m, la remontada de trop au retour !
Un carrefour avec indication du lac ; le sentier balisé par des piquets au bout jaune coupe 3 ou 4 fois les lacets de la piste, monte dans le bois, s’approche d’une cascade tumultueuse et se dirige vers une passerelle en béton.
Suite de l’itinéraire rive gauche du torrent en provenance du lac du Besiberri, c’est la partie « coton » du parcours, raide, du granit, du granit et du granit, pas 1m² de verdure !
Nos sabots testent les semelles vibram sur la roche dure jusqu’au col à 2005m ; superbe vue plongeante sur le lac, vers l’est, la muraille grise des Besiberri, à l’ouest le massif de la Maladeta.
Descente rive gauche du lac dans un chaos de blocs de pierres avant d’atteindre un replat herbeux et une agréable pinède au bord d’un ruisseau aux eaux limpides et nuances émeraude.
Un appel irrésistible au farniente, un randonneur futé a d’ailleurs installé son hamac !
Trot tôt pour le pique-nique, la troupe vise maintenant le fond du cirque et une autre réserve d’eau 200m plus haut, l’Estanyet de Besiberri.
Bien moins chaotique, le sentier grimpe régulièrement vers le fond du vallon.
2 bouts de bois à un carrefour, un jaune indique une direction à gauche, c’est l’accès au refuge perché sur son nid d’aigle à 2221m, un parallélépipède métallique.
Pour l’étang, Il faut continuer tout droit ; le peloton arrière sur la piste du refuge traversera deux fois le torrent pour redresser la barre et rejoindre le lac.
Petit coucou à notre camarade éclaireur monté au refuge, il surveille notre progression et va nous retrouver bientôt pour le pique-nique.
Installation à l’aplomb du lac, sentiment d’être bien petits face à l’écrasante muraille en demi- cercle du cirque ; grise, ruisselante, fissurée, tapissée d’éboulis, de blocs en équilibre, c’est l’œuvre gigantesque du temps et des glaciers.
Dame nature, fine dentellière a façonné la crête, sous le ciel azur, de nombreuses pointes acérées relient les pitons rocheux des Besiberri nord et sud.
Le Besiberri nord accessible depuis le refuge est réservé aux montagnards aguerris.
C’est l’heure de quitter ce site sauvage peu fréquenté par l’itinéraire inverse et face au grand lac sur fond d’Aneto.
Un bourdonnement familier nous fait scruter le ciel, en jaune et rouge un hélicoptère de la sécurité civile tournicote sur la crête.
Pas pour nous, JJ n’est pas là, il pouponne !
Sieste sur la plage du grand lac ; eau gelée, les nageuses ne mouillent pas le maillot.
Descente aux pas assurés dans la partie rocheuse avec retour au parking vers 17H.
Un peu tard, le pot traditionnel est sacrifié mais pas la visite au temple de la boisson anisée !
Une journée magnifique, un dénivelé pas très impressionnant mais une marche longue et un terrain rocailleux éprouvant pour les articulations de seniors.
Monique