BOUCLE DANS LE COMMINGES
Mardi 7 avril 2026
Boucle champêtre :
Encausse-les-Thermes - Cap de la Hage - château d'Izaut-de-l’Hôtel en option
10 ou 13 km / point haut 710m / dénivelé + cumulé 400 ou 500m ad libitum
Un temps carrément estival ce mardi ! Randonnée proche de Saint-Gaudens vu la montée en flèche du prix des carburants, liée à la guerre au Moyen-Orient...
10h : départ d'Encausse-les-Thermes (380m) pour une longue virée dans les collines au sud du village, agrémentée de quelques raidillons à monter ou à descendre en suivant le matin une portion du GRP des Trois Vallées (Aspet-Paloumère-Cagire) ... De quoi transpirer un peu sous le soleil car les arbres mettent à peine leurs jeunes feuilles... Mieux vaut ne pas s'arrêter au point haut du jour, le Tuc de Hosets (710m) qui n'offre aucun point de vue et aller se poster un peu plus bas au Cap de la Hage (660m) après deux heures et quart de marche, car il ouvre lui sur un beau panorama au sud : Cagire et château d'Izaut-de-l’Hôtel (Pé de Rouzet sur la carte) en contrebas, au dessus du village. Pique-nique donc sur ce belvédère à midi et quart. Soleil et chaleur.
Amorce du retour à 13h15, descente assez raide, pour rejoindre à la cote 428 la D39, une petite route qui vous ramènera tranquillement à Encausse. Certains sont partis un quart d'heure avant pour s'en aller monter en aller retour jusqu'à Pé de Rouzet (cote 523m, soit 100m supplémentaires de dénivelé positif). Retour ensuite tous ensemble par la D39. Marche paisible donc le long du Job, une jolie rivière émaillée de petites cascades.
Parking à 16h10 et vivement le pot car il fait toujours chaud !
Et quelques mots pour finir sur "Pé de Rouzet", le château médiéval d'Izaut-de-l’Hôtel !
L’association Les 7 Collines oeuvre avec les archéologues Thibaut Lasnier et Arnaud Coiffé pour l’étude et la restauration du site depuis les années 1970. Très peu de moyens financiers, beaucoup de bénévolat... Les travaux ont véritablement commencé en 2011, archéologues et bénévoles réunis pour débroussailler, consolider les murs encore debout, trier les pierres des éboulis et identifier leur place d'origine... Tout coup de main est le bienvenu ces week-ends-là !
On sait donc que, construit entre le XII° et le XIII°s, ce château agrandi par la suite occupait une surface d'environ 4 800 m2, le site étant divisé en deux espaces distincts, la partie seigneuriale qui domine l’espace fortifié et l’enceinte basse plus vaste qui abrite l’espace villageois. Le noyau castral/caput castri, réservé au seigneur et à ses hommes d’armes, comprend une tour maîtresse, deux logis et une cour, le tout délimité par un premier rempart avec tourelle ; le village fortifié était constitué d’une vingtaine d’habitats, chapelle, ateliers artisanaux et échoppes, protégés par une seconde enceinte. Un village s’est sans doute développé ensuite sur le bas de la colline, hors du grand rempart, le long de l’accès d'origine, qui plongeait plein sud sur le village actuel d'Izaut.
Dès 1250, ses premiers propriétaires, les seigneurs de Malvezie et d’Izaut, vassaux des comtes de Comminges, ont en possession directe un immense territoire compris entre le Nébouzan (Saint-Gaudens) et le Val d’Aran, c'est-à-dire une bonne partie du Haut Comminges, bassin de Fronsac et Saint-Béat, vallées Luchonnaises… Les seigneurs de Latour puis de Lamothe succèdent à la famille d’Izaut. Le statut et la position du château au sein du comté en font l'une des six forteresses les plus importantes du Comminges entre le XIII° et le XV°s, puisqu'il devient le chef-lieu d’une châtellenie à la tête de 27 seigneuries montagnardes. En 1454, le comté de Comminges passe par dans le domaine royal, Marguerite de Comminges (qui vécut 22 ans enfermée au château de Bramevaque en Barousse) ayant légué à sa mort ses domaines au roi de France. Vraisemblablement négligé à partir du XVI°s, le château d'Izaut est définitivement abandonné dans le courant du XVIII°. C'est dire l'état des lieux dans les années 1970...
.Imohtep, le scribe des mardis de l'ACCUEIL