TUC DE L'ETANG+TUC DE PAN
Mardi 26 mai 2026
Le Tuc de l'Etang (1816m) en boucle depuis
Le Mourtis ; tuc de Pan (1734m) en option.
Dénivelé+ cumulé 430/390m
Chaleur étouffante en plaine pour ce mois de mai quasiment caniculaire, que l'altitude va heureusement rafraîchir sur les crêtes du Mourtis !
Départ du parking haut de la station, 1450m, à 9h5. En deux vagues, avec ou sans Tuc de Pan, qui se rejoindront pour le pique-nique et le retour. Montée continue dans la forêt de la Seube vers la crête 250m plus haut, où elle laisse place aux pelouses maigrichonnes que la neige a roussies. Il aura bientôt disparu, mangé par les algues, le petit étang sans nom sur le flanc sud... Beau panorama déjà au nord et au sud ! Les uns s'offrent à droite un aller/retour au Tuc de Pan, 1734m (atteint à 10h30), tandis que les autres attaquent à gauche la croupe pentue du tuc d'Arrajou, 1781m, redescendent et remontent un peu pour rallier le Tuc de l'Etang, 1816m, point haut de la journée (une crête, ça mamelonne forcément !)... Un belvédère superbe à 360° : au nord la station de ski du Mourtis dominée par le trio commingeois Cagire, Escalette et Gar, et au sud à l'infini sur le bleu pur du ciel, les sommets des Hautes-Pyrénées, du Luchonnais, d’Ariège et le massif de la Maladeta.
Ici s'amorce le retour, sur un sentier appelé "La Promenade" qui vous ramène en boucle et en douceur, au parking. Et on mange quand ? Dans un petit quart d'heure, rassurez-vous, un endroit aménagé, après la terrasse du Louzat, le restaurant d'altitude des pistes de ski. Pique-nique partagé donc à 11h30, au soleil ou à l'ombre, à votre goût... Qui aurait cru, vu la chaleur en plaine, que certains enfileraient une petite laine sous les sapins ?... Et à cette petite plaque de neige qui s'attarde ?...
Descente ensuite à 12h35, passage près du joli petit étang de Boutève (réserve d'eau pour les canons à neige) et parking une heure après. En avant pour le pot au nouveau café-restaurant de Valentine, "le LoDi ", terrasse ombragée et salle spacieuse, accueil chaleureux, cuisine vietnamienne et française !
Et un peu d'Histoire pour finir !
Elles ont disparu et certains s'en souviennent, les énormes figures géométriques qui s'étiraient en contrebas du Louzat sur les pelouses du flanc sud de la station de 2008 à 2017... Qui était donc venu ici pour faucher bruyères, rhododendrons, myrtilliers et arbrisseaux épineux, en créant des zones de pelouses soigneusement dessinées ?... C’est effectivement ce qui a été réalisé, mais pas par un illuminé, dans le cadre au contraire très sérieux du Projet GALLIPYR, Réseau Pyrénéen des Galliformes de montagne, écrit en majuscules géantes sur la pente. Projet financé sur une petite dizaine d'années par une coopération franco-espagnole-andorrane, les trois états qui composent le Massif Pyrénéen, pour assurer le suivi et la gestion de trois espèces de galliformes (ou gallinacées) de montagne, le Grand Tétras, le Lagopède et la Perdrix grise. Financements européen, étatique et régional, Ministère de l'Ecologie, Office National des Forêts, Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage, fédérations départementales de chasseurs, communes concernées et éleveurs, etc... Un projet très coûteux probablement...
La perdrix grise des Pyrénées par exemple affectionne les habitats où différents types d'arbrisseaux alternent avec des pelouses, une mosaïque où elle peut à la fois se nourrir, nicher et se protéger de ses prédateurs. Des sites ont donc été aménagés, par exemple au Mourtis où l’on a ouvert des espaces herbacés sur les pente, tâche qu'accomplissaient autrefois les troupeaux qui passaient l'été en montagne... Il n'y en a plus assez pour entretenir les pelouses en empêchant la prolifération de ces buissons (on parle de "déprise pastorale"). C’est un chenillard, une machine de moins d’une tonne, télécommandée à cent ou deux cents mètres, qui fauche sur ces pentes à 55°, accessibles à ce seul type d’engin, pour y dessiner ces figures préétablies que l’on imaginerait bien dans un film sur les extraterrestres ! En tout cas, l’effet était saisissant… Plus que le résultat sans doute...
On suppose que ce projet a été abandonné : problèmes de financement, échec de l'expérience ?... Au Mourtis en tout cas, la nature a repris ses droits et les perdrix se débrouillent comme elles peuvent....
IMOHTEP, le scribe des mardis de L’ACCUEIL.