GRANGES ET CRETES DE GRASCOUEOU

Mardi 11 août 2026
Vallée d’Aure : Granges et crête de Grascoueou en boucle, point haut 1644m.

Dénivelé +500m.

                                     

                                      Au menu ce mardi les crêtes du lac de Bareilles : départ cette fois non pas du Port de Balès en vallée de Barousse mais près du village de Bareilles, par Arreau en vallée d'Aure. Surprise audit village : la piste d'approche qui mène au départ de cette randonnée est fermée... Il faut trouver d'urgence un plan B dans le coin !... Elle n'est pas simple, la vie d'un accompagnateur... En avant donc pour le village de Saint-Lary et son hameau de Soulan, perché à 1200m un peu plus loin dans la vallée.  Crête pour crête, ce sera donc celle des granges de Grascoueou, une randonnée panoramique de bout en bout.

                                      Peu avant le village, une piste flanc sud étire ses grands lacets en douceur au-dessus de Vielle-Aure. Au bout du dernier virage, apparaissent déjà les granges, encore minuscules. Un très bel ensemble d'une dizaine de bâtisses parsemées sur la pente, certaines bien rénovées, d'autres en ruines, 1514m. Une heure et quart de marche tranquille. Panorama superbe : Saint-Lary au fond de la vallée, plateau du col d’Azet, station de ski du Pla d’Adet et en toile de fond, les hauts sommets frontaliers d’Aure et du Louron…

Il est 11h. A travers les prés roussis par la sécheresse de cet été, montée d'une vingtaine de minutes jusqu'à la crête, cent mètres plus haut : un long belvédère qui s’étire sur 7 km d'ouest en est depuis le col de Portet d’Espiaube avant de plonger brutalement dans la forêt jusqu'au village de Guchen.

Une surprise de taille vous y attend car l’Arbizon, 2830m, invisible jusque là, jaillit brusquement ! Un véritable éblouissement, tant il est proche...

Cap à l'ouest sur cette crête qui mamelonne gentiment en balcon.  Pique-nique à midi près du Cap de Pède, 1644m. Remise en route trois quarts d'heure après. 

Croisée de sentiers et amorce du retour sur le GR10 venu du col de Portet d’Espiaube et qui descend au sud-est vers Vielle-Aure : cette sente vous ramène sur la piste de montée à la cote 1395.  Parking à 14h20 et pot à Arreau. 

Et un peu d’histoire locale pour terminer !

                                                Celle de ces granges tout d’abord. Situées sur la commune de Vielle Aure, elles ont été bâties au XIX° en bordure des pacages communaux. Les troupeaux pâturaient à Grascouéou au printemps et en automne, l’été dans les hauts-pâturages du Néouvielle à plus de 2200 m d’altitude et redescendaient l’hiver au village. Ces vastes granges dites foraines (de l’adverbe latin foris /dehors, car implantées en dehors du bourg sur des estives intermédiaires, étaient autrefois indispensables au fonctionnement de l’élevage en montagne : on pouvait y abriter le bétail et entreposer foin et regain coupés en été lorsque les bêtes estivaient plus haut. Une vie rude…

          

                                                Et plus rude encore la vie dans les mines, à la même époque, juste au dessus de Vielle Aure où l’on a extrait du manganèse de 1845 à 1921. Aujourd’hui 320 mètres de galeries réhabilitées sont ouvertes à la visite dans le Musée des Mines de Vielle-Aure, musée  unique dans les Pyrénées françaises. Dur labeur, 12h par jour, celui des Gueules Noires, hommes, femmes et enfants, qui extrayaient 4000 t de minerai par an, utilisé essentiellement dans la fabrication des aciers, en verrerie et en peinture pour la coloration des faïences.

IMOHTEP, le scribe des mardis de l’Accueil.

Date de dernière mise à jour : 23/08/2026