AU SOMMET DU MOUNTARROUY

Mardi 22 septembre 2026

LE  PIC DE MOUNTARROUY, 1805m, depuis la station de ski de Nistos  

11km A/R    Dénivelé + cumulé 400m.

                                  

                                   Beau temps et chaleur très (trop…) estivale ce mardi encore ! Départ de la station de ski de fond de Nistos, 1585m, à 9h20. Une belle randonnée en vue, un long belvédère agrémenté de marmottes, vaches et ânes.

             Montée vers le col de Cap Nestès, 1685m, en court-circuitant à travers les pelouses les pistes de ski de fond.  Une petite trentaine de minutes.

                        En haut, un minuscule laquet quasiment à sec au pied d'un flanc rocheux. Une petite colonie de marmottes y a élu domicile mais on a rarement la chance de les voir car les terriers sont tout près de la piste et elles ont vite fait de se cacher. Elles doivent se sentir en sécurité aujourd'hui car plusieurs regardent paisiblement la troupe passer !

            Une piste de ski de fond descend ensuite sous les sapins vers la cabane d’Ilhet, 60m plus bas (d'où un cumul A/R de 120m dans le dénivelé). Elle est bien jolie, la cabane, sur fond d’Arbizon. Fermée et réservée à l’usage du berger depuis des années car des malotrus venus y faire la fête l’ont un jour vandalisée…

            Remontée par une sente à flanc vers le Col de Sonères, 1685m. Il est 10h50. Le Mountarrouy, c’est ce cône abrupt ?  Oui, vu qu’il n’y a que lui dans le coin ! Et le bougre vu d’ici est bien rébarbatif… La pente est raide car courte la distance....

            Certains ont pris un peu d'avance  et se lancent en aller-retour à l'assaut du sommet (vaincu à 11h45) Courte pause pour admirer un très vaste panorama qui embrasse sommets et plaines sur 360° : au nord, la plaine s’étire à l’infini de Tarbes à Saint-Gaudens, avec parfois les deux panaches de fumée de la centrale nucléaire de Golfech, près d’Agen, sur la ligne d’horizon. D’est en ouest, Ariège, Luchonnais et Hautes-Pyrénées déroulent leurs montagnes, Trois Seigneurs, Valier, Maubermé, Crabère, Gar, Cagire, Escalette, Tourroc, Maladeta, Quayrat, Crabioules, Maupas, Val Louron, Pla d’Adet, murailles de Barroudes, Arbizon, Plo del Naou, col d’Aspin, Signal de Bassia, Pic du Midi pour ne citer qu’eux…

            Les autres ont choisi de s'arrêter au pied du Mountarrouye  et vont se diriger tranquillement vers un gros sapin sur les pelouses dont l'ombre sera la bienvenue !  Pas aujourd'hui car des moutons, pas fous,  ont déjà pris possession des lieux ! La cabane de Camous ? Non car située dans un creux,  elle n'offre aucune vue et ne présente aucun intérêt sinon d'offrir un abri en cas de pluie ou de froid… Pas de chance décidément, le mamelon du Cap du Plat de l'Estaque est lui aussi occupé par moutons, berger et patous…

            Jonction  donc pour le pique- nique à 12h20, et retour  à 13h20 en restant sur une sente à flanc au dessus de la cabane d'Ilhet. Une croix de fer est scellée sur un rocher, en mémoire d’un homme, un prêtre, qui mourut ici foudroyé un jour d'orage… Reprise de la piste (qui remonte cette fois…) et parking à 15h15.

            En route pour le Café des Sports à Mazères de Neste, tenu depuis plus de quarante ans par Claude-Aimé Foix, le patron chaleureux d'un établissement du bon vieux temps, point de chute de nos  virées en vallée de Nistos. Certains d'entre nous l'ont entendu un jour ou l'autre entonner a cappella chants traditionnels Pyrénéens et chansons françaises avec le choeur « Les Copains d'abord », un  ensemble amateur pour voix d’hommes. Chanter Se canto  et Montagnes Pyrénées avec eux pour le brandon au Port de Balès est un très beau souvenir…

Et une bonne vieille "leçon de choses" sur les marmottes pour finir !

                        A la fin de l'été, les marmottes adultes pèsent entre 5 et 8 kilos, gavées de nourriture pour constituer les réserves de graisse qui leur permettent de survivre en hibernation. Elles vivront alors au ralenti dans leurs terriers pour ne pas les brûler trop vite : leur température corporelle chute de 37 à 7 degrés, leur cœur ralentit à 4 ou 5 pulsations par minute et elles se serrent les unes contre les autres dans le nid d'herbe sèche qu’elles ont aménagé au fond de leur terrier, les adultes servant de bouillotte aux jeunes (3cm et 30g à la naissance fin mai…) qui sinon ne survivraient pas. Elles se réveillent environ toutes les trois semaines (on suppose que leur organisme ne supporterait pas une léthargie ininterrompue) et s’en vont uriner dans une galerie annexe réservée à cet usage, afin de ne pas souiller le nid.  A la fin de l’hiver, elles ont perdu la moitié de leur poids et doivent donc le reconstituer pour affronter l’hiver suivant !  

Imohtep, le scribe des mardis de l’ACCUEIL.,

Date de dernière mise à jour : 27/09/2026